Toutes les applications de vent font la même chose : elles vous montrent la prévision, et c'est à vous de décider. SurfSignal fait le pari inverse. Vous réglez une fois vos seuils, spot par spot, et l'application vous répond par un feu vert ou un feu rouge, jusqu'à dix jours à l'avance, avec une seule notification par jour à l'heure de votre choix.
L'idée n'est pas neuve, l'exécution l'est davantage : les seuils se règlent par discipline sur un même spot, la direction du vent se choisit à la souris sur une rose posée sur la photo satellite de la plage, et un jour ne passe au vert que si les bonnes heures se suivent. C'est le genre de détail qui trahit des gens qui pratiquent.
Cette page a été écrite après une sollicitation de l'éditeur, qui cherche des reprises dans la presse spécialisée. Nous n'avons touché aucune contrepartie, il n'y a aucun lien d'affiliation dans ce texte, et nous n'avons pas installé l'application : tout ce qui suit vient des fiches des deux magasins, des pages publiques et légales de l'éditeur, de son dossier de presse, de la presse étrangère qui l'a couverte, et des réponses écrites qu'il nous a envoyées au lendemain de la parution. Les relevés datent du 24 août 2026. Quand une information vient de l'éditeur et que nous n'avons pas pu la recouper, c'est écrit.
SurfSignal en bref
Ce que c'est : une application mobile qui surveille la prévision à votre place et signale les créneaux où vos propres conditions sont réunies, pour le kitesurf, le wing foil, le windsurf, le surf et la voile.
Plateformes : iPhone et iPad à partir d'iOS 16, et Android. Première mise en ligne sur l'App Store le 23 décembre 2025.
Version au 24 août 2026 : 2.1.16, publiée le 4 août sur l'App Store, le 3 août sur Google Play. 96,5 Mo.
Langues : anglais et néerlandais d'après l'éditeur, l'App Store ne déclarant que l'anglais au 24 août 2026. Pas de français pour l'instant, mais il est annoncé, sans date. La fiche Google Play, elle, est déjà traduite.
Prix : gratuite, sans publicité et sans compte. Un abonnement Super est annoncé pour octobre 2026, à 1,99 € par mois ou 19,99 € par an.
Éditeur : SurfSignal, enregistré à la chambre de commerce néerlandaise sous le numéro 98743201, à Voorschoten. Fondateur : Sebastiaan Dalmeijer, de Scheveningen.
Audience : 22 notes sur l'App Store néerlandais pour une moyenne de 4,9, aucune note sur l'App Store français, et plus de 100 téléchargements affichés sur Google Play.
Télécharger l'application
SurfSignal est gratuite, et sans compte
Version 2.1.16, sur iPhone et iPad à partir d'iOS 16 et sur Android. L'abonnement Super, annoncé pour octobre 2026, sera facultatif : 1,99 € par mois ou 19,99 € par an. Qui télécharge avant le 30 septembre 2026 reçoit douze mois de Super gratuits à son lancement.
Liens vers les magasins officiels. Kiteculture ne touche aucune commission sur ces téléchargements et n'a aucun lien avec l'éditeur.
Un spot, des seuils, un verdict
Le spot ne se choisit pas dans une base de données : il se pose. On déplace un point sur la carte satellite, on lui donne un nom, et un interrupteur « Lake ? » indique s'il s'agit d'un plan d'eau intérieur. Pour un rider français, c'est la bonne nouvelle de départ : le lac d'Hourtin, l'étang de Leucate ou un coin de l'estuaire de la Loire se créent comme n'importe quelle plage, sans attendre que l'éditeur les ajoute.

Les captures de cette page viennent du dossier de presse de l'éditeur : nous n'avons pas installé l'application.
Vient ensuite le réglage des conditions, et c'est là que l'application se distingue. Sur un même spot, on crée plusieurs jeux de seuils, présentés comme des onglets : un pour le kite, un pour la vague, un pour le wing si les plages de vent ne sont pas les mêmes. Chacun porte ses propres bornes.
Ce qu'on peut régler, d'après la description publiée sur Google Play et les captures de l'éditeur :
| Paramètre | Réglage |
|---|---|
| Vent | minimum et maximum, en nœuds |
| Rafales | minimum et maximum, en nœuds |
| Direction du vent | secteurs cochés sur une rose de 16 branches |
| Vagues | hauteur et direction |
| Houle | hauteur, période et direction |
| Marée | hauteur, et sens montant ou descendant |

La rose des directions mérite qu'on s'y arrête. Elle est posée sur la vue satellite du spot, orientée, avec les flèches du vent dessinées vers la plage. Le rider ne coche donc pas « secteur ouest à nord-ouest » dans l'abstrait, il voit ce que ce secteur donne sur sa plage, side, side-onshore ou offshore. Sur une côte découpée comme la Bretagne ou l'ouest du Cotentin, c'est exactement la nuance qui sépare une session d'une fausse joie.
Le tableau des dix jours, puis l'heure par heure
L'écran d'accueil empile vos spots. Pour chacun, une ligne par jeu de conditions, avec une coche verte ou une croix rouge sur chacun des dix jours, et en dessous les valeurs brutes : vent, rafales, direction, hauteur et période de vague.

En dépliant un jour, on retrouve le tableau horaire habituel, mais avec la ligne de verdict au-dessus : heure par heure, vent, rafales, direction, marée, vague, houle avec leur période et leur direction, ciel, pluie et température de l'air.

Autrement dit, la donnée est là, complète, pour qui veut vérifier. Le verdict n'est pas une boîte noire : c'est une lecture de vos propres seuils appliquée à un tableau que vous pouvez relire ligne par ligne. C'est la bonne façon de faire, et c'est ce qui distingue ce genre d'outil d'une application qui vous dirait « bonnes conditions » sans montrer d'où ça sort.
Un mot sur la ligne de marée, parce qu'elle ne s'utilise pas comme un annuaire. Interrogé sur ce point, l'éditeur précise que la hauteur affichée est rapportée au niveau moyen de la mer à la coordonnée du spot, sans port de référence et hors zéro hydrographique du SHOM. D'où les valeurs négatives que montre la capture. En clair : la courbe donne la forme et l'heure de la marée, pas une hauteur d'eau comparable à celle d'un annuaire ou à un coefficient. Sur un spot qui ne se navigue qu'à partir d'une certaine hauteur d'eau, gardez l'annuaire du SHOM à côté.
Le vent mesuré, pour la vérification de dernière minute
Sous le tableau, l'application affiche une station de mesure : le vent et les rafales prévus en courbes, la mesure réelle par-dessus, la distance de la station au spot, la température, l'ancienneté du relevé et le réseau qui l'exploite. Sur la capture fournie par l'éditeur, c'est la station de Hoek van Holland, à 800 mètres du spot, relevée dix-neuf minutes plus tôt, créditée KNMI, l'institut météorologique néerlandais. Le fondateur indique par ailleurs à un magazine allemand que les mesures viennent du DWD en Allemagne.

C'est le bon réflexe, et c'est ce que fait tout rider sérieux le matin de la session : comparer ce que le modèle annonçait avec ce que la station mesure. Restait la question qui nous intéressait : quelles stations en France ? L'éditeur a répondu au lendemain de la parution de cette page : Météo-France, environ 96 stations en métropole et 29 en outre-mer, au pas horaire, le crédit s'affichant à l'endroit exact où notre capture montre KNMI. Ce sont ses chiffres, nous ne les avons pas recoupés dans l'application.
Deux conséquences pratiques. Un réseau officiel au pas horaire n'est pas un réseau de balises de plage : ses stations sont posées sur des sites de référence, parfois à plusieurs kilomètres dans les terres, et c'est la distance affichée à côté du nom qui dit si la mesure vaut pour votre plage. Et sa réponse ne mentionne que Météo-France : ni les balises de la FFVL, ni les Pioupiou que beaucoup de riders regardent ici n'y figurent.
Les réglages qui font la différence
Trois options, dans les paramètres, valent mieux que la longue liste d'arguments du communiqué.

Les heures qui comptent. On borne la journée, par exemple de 9 h à 23 h, et on ajoute un filtre de lumière du jour. Un pic de vent à 5 h du matin ne déclenchera donc pas de feu vert en novembre.
Les jours qu'on ne veut pas. On désactive les jours où l'on ne peut jamais y aller. Une semaine de travail qui ne laisse que le samedi ne produira pas cinq alertes inutiles.
Les heures consécutives. C'est le réglage le plus fin : un jour ne passe au vert que si les bonnes heures se suivent. Une session, ce n'est pas une heure isolée à 14 h et une autre à 19 h, c'est un créneau. Peu d'outils modélisent cette différence.
Quels modèles, et pourquoi le dixième jour ne vaut pas le premier
C'est la question qui manquait à cette page, et c'est la plus importante pour qui lit une prévision : d'où sortent les chiffres. Rien dans la communication de l'éditeur ne le disait. Interrogé, il a répondu, et sa réponse change la lecture du tableau.
Il n'y a pas un modèle, il y en a une pile. La sélection se fait par coordonnée, sur la résolution et sur la fréquence de mise à jour, et puise notamment dans ceux-ci :
| Modèle | Maille | Portée utile du modèle |
|---|---|---|
| AROME France HD, Météo-France | 1,3 km, grille 0,01° | environ 2 jours |
| ICON-D2, DWD | 2,2 km | environ 2 jours |
| ICON-EU, DWD | 7 km | environ 5 jours |
| ARPEGE Europe, Météo-France | 11 km, grille 0,1° | au-delà |
| ICON global, DWD | 13 km | au-delà |
Le principe est simple : le modèle le plus fin disponible sur le point sert le court terme, et les mailles plus larges prennent le relais dès que son horizon est dépassé. Deux conséquences, à garder en tête chaque fois qu'on regarde une coche verte.
D'abord, les dix jours affichés n'ont pas tous la même valeur. Les deux premiers peuvent sortir d'une maille kilométrique, celle qui voit un cap, un cordon dunaire et une brise de mer. Le neuvième sort d'un modèle global à 13 km, qui ne voit rien de tout cela. Le feu vert du jour 9 est une intention, celui du jour 1 est une prévision, et l'application les affiche de la même couleur.
Ensuite, deux spots d'une même côte peuvent ne pas tourner sur le même modèle, l'éditeur le confirme. ICON-D2 en est un bon exemple : c'est un modèle d'Europe centrale, qui couvre l'Allemagne, la Suisse, l'Autriche et une partie des pays voisins, pas toute la France. Sur la façade atlantique et sur l'essentiel de la Méditerranée, la maille fine, c'est donc AROME.
Dernier point, et c'est la limite qui subsiste : l'application n'affiche pas quel modèle sert votre spot. L'éditeur le donne sur demande, spot par spot, ce qui est mieux que rien mais reste autre chose qu'un nom de modèle et une heure de réseau lisibles à l'écran, comme le font Windguru, Windy ou Flyrider.
Ce que ça change par rapport à Windguru, Windy et Windfinder
Nous avons déjà écrit ce qu'il faut savoir pour lire une prévision de vent : quel modèle, quelle maille, quelle heure de réseau. SurfSignal ne joue pas sur ce terrain, et c'est un choix assumé.
Windguru reste le tableau de référence, avec la comparaison des modèles côte à côte et une antériorité que rien ne remplace. Windy garde la meilleure carte et l'agrégation la plus large. Windfinder couvre plus de 160 000 lieux et plus de 21 000 stations, et propose des alertes de vent, mais dans son abonnement Plus. Ces trois-là vous montrent la donnée.
SurfSignal, lui, ne vous montre pas d'abord la donnée : il vous montre une réponse. L'IKO, l'organisation internationale d'enseignement du kitesurf, le formule bien dans un article de son blog en français consacré aux outils de vent, où l'application figure aux côtés de Windy, Windfinder et Windguru : il s'agit d'outils qui passent de la lecture des prévisions à l'aide à la décision.
La contrepartie est réelle, et elle mérite d'être dite : la qualité du verdict dépend entièrement de vos réglages. Un débutant qui coche 12 à 30 nœuds et toutes les directions recevra des feux verts sur des journées où il n'a rien à faire à l'eau. L'application ne connaît ni votre niveau, ni votre matériel, ni le fait qu'un side-offshore de 25 nœuds sur un spot sans bateau de sécurité n'est pas une bonne idée. Elle exécute vos règles, elle ne les corrige pas.
Et une différence de fond avec Flyrider, l'autre application dont nous avons détaillé le contenu : ici, aucun réseau social, aucune carte communautaire, aucune mise en relation. C'est un outil, pas un lieu. Ce qui veut aussi dire qu'il est utile même si personne d'autre ne l'utilise sur votre spot, ce qui n'est pas le cas d'une application communautaire.
Ce que ça coûte, et la date qui compte
L'installation est gratuite, sans publicité et sans compte. L'éditeur annonce un abonnement SurfSignal Super, tout en promettant de conserver une version gratuite permanente. Dans l'interview donnée au magazine allemand SURF le 22 août 2026, il donne le 1er octobre 2026 comme date de lancement et estime que la version gratuite « suffira à environ 75 % des utilisateurs ».
Les tarifs sont déjà publiés par les deux magasins, ce qui est plus fiable qu'une annonce :
| Formule | Prix relevé le 24 août 2026 | Coût mensuel réel |
|---|---|---|
| Super, au mois | 1,99 € | 1,99 € |
| Super, à l'année | 19,99 € | 1,67 € |
L'écart entre les deux formules est de 16 %, ce qui est faible. À ce niveau de prix, l'abonnement annuel ne se justifie que si l'application vous a convaincu.
Le point à connaître, parce qu'il a une date de péremption : toute personne qui télécharge l'application avant le 30 septembre 2026 reçoit douze mois de Super gratuits à partir du lancement de l'offre payante. C'est écrit dans le communiqué de presse et repris par la presse étrangère. Le contenu exact de Super, lui, n'est pas publié : on ne sait pas ce qui basculera derrière le péage.

Pour les écoles : un mode partenaire gratuit
C'est la partie la plus intéressante pour nos écoles françaises, et elle est passée sous les radars.
Une école, un club ou un shop peut demander un compte partenaire depuis les réglages de l'application. L'éditeur annonce un accès gratuit, immédiat et sans contrepartie à toutes les fonctions partenaires. Concrètement :
l'école publie ses spots d'enseignement avec ses conditions de cours, celles qu'elle juge bonnes pour un débutant ;
ses élèves installent ces spots d'un geste, par un QR code affiché au club, par un lien, ou depuis une page partenaire publique du type
surf-signal.com/p/xxxxxxxx;le nom de l'école s'affiche au-dessus des prévisions du spot dans l'application ;
une page à imprimer avec le QR code et un module à intégrer sur le site de l'école sont fournis.
L'intérêt pédagogique est réel. Un élève qui débute ne sait pas lire un tableau de vent, c'est même l'une des dernières choses qu'on apprend. Recevoir un « jeudi, ça marche pour toi » réglé par son moniteur, trois jours à l'avance, vaut mieux qu'une capture de Windguru qu'il ne sait pas interpréter. Et pour l'école, c'est un moyen de remplir des créneaux annoncés à temps plutôt que de subir les annulations.
Deux réserves, pour être complet. D'abord l'audience : le 24 août 2026, le site de l'éditeur affiche dix pages partenaires publiques, et les logos présentés sont pour l'essentiel ceux d'écoles et de shops néerlandais. Au même magazine allemand, le fondateur annonce vingt écoles aux Pays-Bas. Aucune école française n'apparaît, et une école qui se lance ici sera pionnière, avec ce que ça implique de temps investi pour une audience à construire. Ensuite la dépendance : les conditions partagées sont modifiables par l'école à tout moment, mais l'éditeur prévient lui-même que les changements ne redescendent pas sur les téléphones où le spot est déjà installé. Une école qui affine ses seuils devra le dire à ses élèves.
Qui est derrière l'application
Les pages légales sont claires, ce qui n'est pas si courant. SurfSignal est enregistrée à la chambre de commerce néerlandaise sous le numéro 98743201, domiciliée Koningin Julianalaan 43 à Voorschoten, et ses conditions d'utilisation datent du 12 décembre 2025, soit onze jours avant la mise en ligne de l'application. Décalage relevé au passage : le communiqué de presse situe le lancement « début 2026 », quand l'App Store enregistre la première publication le 23 décembre 2025.
Le fondateur, Sebastiaan Dalmeijer, est un pratiquant de Scheveningen qui revendique plus de onze ans de kitesurf, kitefoil, wing foil, surf et SUP. Le récit d'origine est banal et crédible : à force de multiplier les sports, les spots et les gréements, la vérification des prévisions devenait un travail, et les bonnes fenêtres passaient quand même.
C'est une très petite structure, et ça se voit dans les détails : l'application est en anglais seulement, la politique de confidentialité mentionne Google Analytics pour le site mais ne nomme aucun fournisseur de données météo, et le code de la page partenaire montre que l'ensemble repose sur Firebase, la plateforme de Google. Rien d'anormal pour un produit de cette taille, mais il faut le savoir avant de confier ses habitudes à l'outil.
Un point mérite d'être signalé, parce qu'il a l'air d'une contradiction et n'en est probablement pas une. L'étiquette de confidentialité de l'App Store déclare que l'application collecte adresse e-mail, nom et numéro de téléphone, liés à votre identité, alors que la fiche promet « aucune inscription ». La politique de confidentialité de l'éditeur explique l'écart : les utilisateurs ordinaires ne fournissent ni nom, ni coordonnées, ce sont les comptes partenaires, c'est-à-dire les écoles et les shops, qui déclarent leurs coordonnées et leur numéro de chambre de commerce. L'étiquette du magasin ne distingue pas les deux publics. Google Play, de son côté, déclare qu'aucune donnée n'est partagée avec des tiers et qu'une suppression peut être demandée.
Ce qui reste à vérifier
Cette page a d'abord paru avec quatre trous : les modèles, les stations françaises, la référence de la marée et les langues. L'éditeur a répondu sur les quatre au lendemain de la parution, et ses réponses sont intégrées ci-dessus, attribuées. Voici ce qui reste ouvert.
Nous n'avons pas navigué avec. Aucune session, aucun test de terrain, aucune vérification de la justesse des prévisions sur un spot français. Cette page dit ce que fait l'application et ce qu'elle coûte, pas si sa prévision est bonne.
Les réponses de l'éditeur sont ses réponses. Le décompte des stations françaises, la liste des modèles et la référence de la marée n'ont pas pu être recoupés dans l'application, faute de l'avoir installée.
Le modèle qui sert un spot n'est pas affiché. Le lecteur ne peut donc pas savoir, à l'écran, si le chiffre qu'il regarde vient d'une maille de 1,3 km ou de 13 km. Il faut le demander.
Le contenu de Super n'est pas publié. On ne sait toujours pas quelles fonctions basculeront derrière le péage le 1er octobre.
Ce qu'un feu vert ne dit pas
Une remarque qui vaut pour SurfSignal comme pour toutes les applications du genre, et que nous répétons volontiers.
Une coche verte est une réponse météo. Ce n'est pas une autorisation. Elle ne connaît pas le chenal de la baignade, l'arrêté municipal qui interdit la zone en juillet et en août, la zone de mouillage, le courant de marée qui porte vers le large, ni le fait que la plage est interdite au décollage à cette heure-là. Ces informations existent, spot par spot, dans nos fiches de spots, et elles ne sortiront jamais d'un modèle numérique.
Elle ne connaît pas davantage votre niveau. Un vent qui « passe » pour un rider confirmé peut être exactement ce qui met un débutant en difficulté, et c'est le sens de la fenêtre de vent et du choix du matériel : la même journée n'est pas la même journée selon ce que vous avez dans les mains.
Faut-il l'installer ?
Oui, si vous naviguez sur plusieurs spots, ou dans plusieurs disciplines, et que vous savez déjà quelles conditions vous conviennent. C'est le profil pour lequel l'application est faite, le réglage des seuils vous prendra dix minutes, et le gain est immédiat : vous arrêtez d'ouvrir trois applications par jour. La date du 30 septembre 2026 ajoute un argument : télécharger maintenant, même pour essayer, met de côté douze mois de version payante.
Oui également, si vous tenez une école : le mode partenaire est gratuit, il ne coûte que le temps de le régler, et il n'existe pas d'équivalent aussi simple pour prévenir vos élèves trois jours à l'avance.
Non, si vous cherchez à comprendre la prévision plutôt qu'à la déléguer. L'application n'affiche pas le modèle qui sert votre spot et ne les compare pas : un rider qui veut savoir pourquoi les modèles divergent restera sur Windguru ou Windy. Non, enfin, si l'anglais vous gêne : l'interface est en anglais et en néerlandais, le français est annoncé mais n'est pas là, et régler des seuils de houle et de marée dans une langue qu'on lit mal, c'est prendre le risque de se tromper de case.
Nous mettrons cette page à jour quand nous aurons installé l'application sur un spot français. Ce qui manque maintenant, ce n'est plus la documentation, c'est l'usage.
Voir aussi
Pour aller plus loin : Lire une prévision de vent, Flyrider, l'app kite, wing et surf et Wing foil ou kitesurf : que choisir pour débuter.
Vous nous demandez souvent.
Qu'est-ce que l'application SurfSignal ?
SurfSignal est-elle gratuite ?
Combien coûte SurfSignal Super ?
Comment obtenir un an de SurfSignal Super gratuit ?
SurfSignal est-elle disponible en français ?
Quels modèles météo utilise SurfSignal ?
SurfSignal remplace-t-elle Windguru ?
Faut-il créer un compte pour utiliser SurfSignal ?
Qu'est-ce que le mode partenaire de SurfSignal pour les écoles ?
SurfSignal fonctionne-t-elle en France ?
À quoi se rapporte la hauteur de marée affichée par SurfSignal ?
Sur quels appareils fonctionne SurfSignal ?
Qui a créé SurfSignal ?
Dernière mise à jour le 25 août 2026
Sources
- Fiche SurfSignal sur l'App Store France
- Métadonnées de l'application, API de recherche iTunes
- Fiche SurfSignal sur Google Play
- Site officiel de SurfSignal
- Programme partenaire de SurfSignal
- Kit partenaire, QR code et module à intégrer
- Espace presse de SurfSignal
- Communiqué de presse de juillet 2026 (PDF)
- Conditions d'utilisation, avec l'identité légale de l'éditeur
- Politique de confidentialité de SurfSignal
- Mentions de responsabilité de SurfSignal
- Outils de prévision du vent à vérifier avant une session de kitesurf, blog de l'IKO
- Know when it's on with SurfSignal, Foiling Magazine, 13 août 2026
- Entretien avec Sebastiaan Dalmeijer, SURF Magazin, 22 août 2026
- Ny app holder oje med vejret, Baadmagasinet, 11 août 2026
- Résolutions et échéances des modèles de Météo-France, ARPEGE et AROME
- Résolutions et échéances des modèles du DWD, ICON global, ICON-EU et ICON-D2
- Description d'ICON-D2, maille de 2,2 km sur l'Europe centrale
- Fiche Windfinder sur l'App Store, alertes de vent réservées à l'abonnement Plus
- Fiche Windy.com sur l'App Store, alertes personnalisées
- Images de l'application et photo du fondateur, dossier de presse SurfSignal de juillet 2026
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