Des dizaines d'ailes de kitesurf colorées posées sur le sable d'Ording Beach à St Peter-Ording, avec les stands du salon de matériel au fond, sous un ciel bleu
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Mondial jeunes de twintip : Flügel et Kasabova gardent leur titre, Basile Serre sur le podium

Le premier championnat du monde jeunes de twintip s'est achevé dimanche 23 août à St Peter-Ording, en Allemagne, avec un format inédit où chaque rider choisit entre big air et freestyle. L'Allemand Finn Flügel et la Bulgare Aya Kasabova conservent leur titre chez les moins de 19 ans. Le Breton Basile Serre, sacré chez les moins de 14 ans l'an dernier sur cette même plage, monte sur le podium des moins de 16 ans. Onze Français étaient classés, la délégation la plus nombreuse du plateau.

La rédaction / / 12 min de lecture

Le premier championnat du monde jeunes de twintip s'est achevé dimanche 23 août à St Peter-Ording, sur la côte allemande de la mer du Nord. Cinq titres ont été attribués, en moins de 14, moins de 16 et moins de 19 ans. L'Allemand Finn Flügel et la Bulgare Aya Kasabova conservent leur couronne chez les moins de 19 ans, un an après l'avoir gagnée sur la même plage. Le Breton Basile Serre, champion du monde des moins de 14 ans en 2025, termine troisième des moins de 16 ans.

Ce que la presse étrangère n'a pas relevé : onze Français figurent au classement, sur 63 riders classés. C'est la délégation la plus nombreuse de l'épreuve, devant l'Italie et les Pays-Bas.

Nous n'étions pas sur place. Cet article s'appuie sur la feuille de résultats officielle publiée par la GKA, sur son communiqué de clôture du 24 août, sur son communiqué d'avant-course du 18 août, et sur l'avis de course de l'épreuve. Là où ces documents se contredisent, nous le disons et nous indiquons lequel nous retenons. Les citations sont traduites de l'anglais.

1. Un format qui n'existait pas

La GKA, l'association qui organise le circuit professionnel de kitesurf, du freestyle à la vague en passant par le big air, jugeait jusqu'ici le freestyle et le big air dans des compétitions séparées. Deux sports, deux grilles de notation, deux mondes : le freestyle se court déhooké, barre lâchée, avec des rotations rattrapées à la volée ; le big air se juge d'abord à la hauteur et à l'engagement, kiteloop compris.

À St Peter-Ording, la fédération a fusionné les deux en un seul titre par catégorie, sous le nom de twintip, du nom de la planche bidirectionnelle qui sert aux deux disciplines. Le rider choisit son registre selon ce que le vent donne :

  • freestyle si la brise reste modérée : figures déhookées et passages de barre dans le dos ;

  • airstyle, registre intermédiaire : backrolls et frontrolls crochetés, harnais engagé ;

  • big air si le vent monte : kiteloops, contra-loops, board-offs et tic-tacs.

Un kitesurfeur à l'envers en plein saut, la planche au-dessus de la tête, aile visible au bout des lignes au-dessus d'une mer grise

Une rotation de big air, planche par-dessus la tête : le registre que Finn Flügel et Aya Kasabova ont choisi. Photo prise sur la même côte, à la German Kitesurf-Trophy 2011 de Büsum, par Dirk Ingo Franke, CC BY-SA 3.0 (image réutilisable aux mêmes conditions). Ce n'est pas l'épreuve de 2026.

La GKA assume la raison de cette fusion, et elle est logistique : tenir dans une fenêtre de cinq jours. Un contest de big air pur se programme sur une fenêtre d'un mois ou davantage, le temps d'attendre le coup de vent qui permet de sortir les grosses notes. Impossible à caler dans un festival de plage qui ouvre et ferme à date fixe.

La conséquence est plus intéressante que le motif. Deux riders peuvent désormais gagner la même catégorie en pratiquant deux sports différents. C'est exactement ce qui s'est produit chez les moins de 19 ans filles : Aya Kasabova a gagné en ne faisant que du big air, sa dauphine polonaise Maja Ceran n'a présenté que des figures de freestyle, et les juges ont départagé les deux registres sur une même grille. Chez les garçons du même âge, Flügel a choisi le big air, le Hongrois Benedek Szente a mélangé les deux, le Danois Mano Lander s'en est tenu au big air.

Un kitesurfeur en l'air, crocheté à son harnais, une main sur la barre et l'autre attrapant sa planche au-dessus d'une mer scintillante

L'autre registre : crocheté au harnais, barre en main, la planche attrapée en l'air. C'est l'airstyle, entre le freestyle déhooké et le big air. Même série, Dirk Ingo Franke, CC BY-SA 3.0 (image réutilisable aux mêmes conditions).

Le déroulé, lui, a été dicté par le nombre d'engagés : les filles ont ridé chacune leur tour, les garçons en manches chronométrées de huit ou dix minutes, seul moyen de faire passer tout le monde.

2. Cinq jours de mer du Nord

Les conditions ont été celles d'une fin d'août sur l'Eiderstedt, pas celles d'une carte postale. La GKA parle d'un St Peter-Ording « venteux et froid », avec un vent qui a varié toute la semaine avant de monter à 20 à 25 nœuds sur le week-end de clôture. La presse régionale allemande relevait quatre à cinq beauforts d'onshore le jeudi 20 août, de quoi enchaîner les manches toute la journée.

Le vrai adversaire n'était pas la force du vent mais l'état de la mer. Le clapot de mer du Nord a obligé les riders à chercher les sections plates entre les vagues, ou les tremplins propres, pour poser une figure jugeable. C'est une contrainte que les spots de lagune, où se courent la plupart des mondiaux freestyle, ne posent jamais.

La compétition se tenait à l'intérieur des California Kitesurf Masters, le rendez-vous historique d'Ording Beach. La GKA le décrit comme le plus grand salon de matériel kite de la planète, et la presse régionale allemande lui prête plus de 90 000 visiteurs sur les cinq jours. Les jeunes ont donc ridé devant une plage pleine, ce qui n'est le cas d'aucune autre épreuve jeunes du calendrier.

Une allée de sable bordée d'oriflammes de marques de kitesurf et de tentes blanches, parcourue par des visiteurs en maillot de bain

Le village de marques sur le sable d'Ording Beach, lors d'une édition antérieure. Photo Genollius, CC BY-SA 4.0 (image réutilisable aux mêmes conditions).

3. Les cinq titres

CatégorieChampion du mondeDeuxièmeTroisième
Moins de 14 ans, garçonsNiam Martinez (Espagne)Tommaso Caglini (Italie)Teo Sarquella (Espagne)
Moins de 16 ans, garçonsTommaso Borgi (Italie)Gonzalo Capela (Espagne)Basile Serre (France)
Moins de 16 ans, fillesAlice Melesa (Italie)Asia Karol Nardo (Italie)Maryam Graf (Suisse)
Moins de 19 ans, garçonsFinn Flügel (Allemagne)Benedek Szente (Hongrie)Mano Lander (Danemark)
Moins de 19 ans, fillesAya Kasabova (Bulgarie)Maja Ceran (Pologne)Kailani Friedrich (Autriche)

Finn Flügel avait la pression du public : il est de la maison, et il arrivait avec deux étiquettes lourdes. Il est champion du monde senior de freestyle en titre, sacré à Taíba au Brésil en novembre 2025 à 16 ans, et il avait déjà gagné ce mondial jeunes en 2025 en big air, en plaçant une note de 9,8 sur 10 pour une figure classée en innovation, kiteloops, board flips et tic-tacs enchaînés. Cette année, favori annoncé dans un registre freestyle, il a choisi le big air et il a gagné quand même. Nous l'avions déjà vu frapper fort en mai, à l'ouverture du circuit freestyle de la GKA au Mexique.

Des milliers de spectateurs massés le long de l'eau sur la plage d'Ording, des dizaines d'ailes de kitesurf en vol au-dessus de la mer

La plage d'Ording un jour de compétition : c'est devant cette foule que le local Finn Flügel a gagné. Photo d'une édition antérieure, Genollius, CC BY-SA 4.0 (image réutilisable aux mêmes conditions).

Aya Kasabova est la vraie continuité de l'épreuve : elle avait gagné ce titre en 2025 alors qu'elle avait 14 ans, et elle le conserve. Entre les deux, elle est passée chez les seniors : deuxième de la finale de la Coupe du monde de big air à Mykonos en juillet, battue par la seule Mikaili Sol, championne du monde brésilienne. Le communiqué d'avant-course de la GKA l'annonçait chez les moins de 16 ans ; elle a couru et gagné chez les moins de 19.

Tommaso Borgi, chez les moins de 16 ans garçons, a 14 ans et vient de Giaveno, dans la vallée de Suse en Piémont, d'une famille qui pratique le kite et le snowkite depuis vingt ans.

4. Onze Français, un podium

C'est le chiffre que le communiqué de la GKA ne donne pas, et qu'on ne trouve qu'en dépouillant la feuille de résultats : la France est la nation la plus représentée du plateau.

NationRiders classés
France10, plus 1 sous les couleurs de la Martinique
Italie9
Pays-Bas9
Allemagne8
Espagne6
Belgique4

Voici les onze, catégorie par catégorie :

RangRiderCatégorieClassés dans la catégorie
3eBasile SerreMoins de 16 ans, garçons11
4eMeryl AlbarelMoins de 16 ans, filles5
5ePablo PagnierMoins de 19 ans, garçons32
6eSacha GourievidisMoins de 16 ans, garçons11
7eElio FrancoulMoins de 16 ans, garçons11
7eSohan DenneMoins de 14 ans, garçons10
9eAntoine CombesMoins de 19 ans, garçons32
9eLéo Schlichter (Martinique)Moins de 19 ans, garçons32
25eRaphael RollandMoins de 19 ans, garçons32
25eMarin Simon-DesquesnesMoins de 19 ans, garçons32
25eMaxime RenardMoins de 19 ans, garçons32

Basile Serre, deuxième mondial de suite sur cette plage

Le Breton est la ligne la plus parlante de la feuille. Il a gagné le titre des moins de 14 ans sur cette même plage le 24 août 2025, lors de la première édition, avec un frontroll board-off noté 5,83 pour meilleure figure, devant le Néerlandais Kai Lieffering et l'Italien Tommaso Caglini. Un an plus tard, monté d'une catégorie, il termine troisième des moins de 16 ans, derrière Borgi et l'Espagnol Gonzalo Capela, et devant Lieffering qui l'accompagne dans la montée.

Il ride au large d'Erquy, dans les Côtes-d'Armor, et c'est son père Jean-Louis qui lui a transmis la discipline. Ce dernier expliquait à France 3 Bretagne, après le titre de 2025, une réalité qui explique la rareté des riders de cet âge en France : « On apprend rarement aux jeunes de moins de 14 ans, parce qu'en termes de sécurité, ça reste un sport extrême. »

Une précision qui a son importance, puisqu'elle circule à l'envers depuis un an : ce titre 2025 n'a pas été gagné à Sylt. Plusieurs médias français l'ont situé là ; la GKA le place à St Peter-Ording, sur son propre site d'épreuve comme dans son communiqué du 24 août 2025. Les deux stations allemandes accueillent chacune une manche du circuit, d'où la confusion.

Les autres

Pablo Pagnier signe la meilleure place française chez les moins de 19 ans garçons, la catégorie de très loin la plus fournie, avec 32 riders classés. Il est cinquième, à égalité de rang avec trois autres riders. Un portrait publié par France Bleu Cotentin en février 2025 décrit un rider du Pôle Nautique de La Hague, dans la Manche, spécialiste du big air, sous le nom de Pablo Pagnier-Romero : selon toute vraisemblance le même, mais la feuille de la GKA ne porte que « Pablo Pagnier » et nous ne pouvons pas le certifier.

Meryl Albarel est quatrième des moins de 16 ans filles, sur cinq classées. Sohan Denne est septième chez les moins de 14 ans, sur dix. Et Léo Schlichter court sous le code MTQ, celui de la Martinique, qui dispose de son propre code sportif.

5. Les classements complets

La GKA n'a publié que des rangs, sans les notes. Impossible, donc, de dire de combien Basile Serre a manqué la deuxième place, ni ce qui sépare deux riders ex aequo. Les ex aequo sont d'ailleurs nombreux, la feuille attribuant le même rang à tous les riders sortis au même tour.

Moins de 14 ans, garçons

RangRiderPays
1Niam MartinezEspagne
2Tommaso CagliniItalie
3Teo SarquellaEspagne
4Figo van EkerenPays-Bas
5Tom JarosTchéquie
6Antoni PyskloPologne
7Bruno StopsAllemagne
7Sohan DenneFrance
9Jules AdriaensenBelgique
9Gaspard VerbaandertBelgique

Moins de 16 ans, garçons

RangRiderPays
1Tommaso BorgiItalie
2Gonzalo CapelaEspagne
3Basile SerreFrance
4Tijmen VerhagenPays-Bas
5Kai LiefferingPays-Bas
6Sacha GourievidisFrance
7Elio FrancoulFrance
7Valentin Moreno StroblEspagne
9Jakub KomarekTchéquie
9Alejandro SanchezEspagne
9Felix BeyneBelgique

Moins de 16 ans, filles

RangRiderPays
1Alice MelesaItalie
2Asia Karol NardoItalie
3Maryam GrafSuisse
4Meryl AlbarelFrance
5Jill BoudewijnsPays-Bas

Moins de 19 ans, filles

RangRiderPays
1Aya KasabovaBulgarie
2Maja CeranPologne
3Kailani FriedrichAutriche
4Lina RichterAllemagne
5Antonia SpittelAllemagne

Moins de 19 ans, garçons

RangRiderPays
1Finn FlügelAllemagne
2Benedek SzenteHongrie
3Mano LanderDanemark
4Archie LuxtonGrande-Bretagne
5Vito BevilacquaItalie
5Pablo PagnierFrance
5Maciej ZielinskiPologne
5Martin RahnelEstonie
9Julius den BrokPays-Bas
9Leo HinrichsenAllemagne
9Alfie LuxtonGrande-Bretagne
9Pierfrancesco RizzelloItalie
9Luca BaksPays-Bas
9Jesse van der VeerPays-Bas
9Antoine CombesFrance
9Léo SchlichterMartinique
17Ingmar WoerdemanPays-Bas
17Pedro Alexandre ReisBrésil
17Mattia CanovaroItalie
17Julius von WisotzkiAllemagne
17Sam LibregsBelgique
17Angelo SandigAllemagne
17Lukman AbdallaTanzanie
17Daniele Pio SgroiaItalie
25Maximilian MuellerAllemagne
25Flink CanoyPays-Bas
25Raphael RollandFrance
25Marin Simon-DesquesnesFrance
25Noah ChristÉtats-Unis
25Maxime RenardFrance
25Giulio SciaccaItalie
25Santiago MonteroEspagne

6. Ce que ce plateau dit du kite jeune

Deux chiffres racontent l'état de la discipline mieux qu'un communiqué.

Trente-deux garçons chez les moins de 19 ans, cinq filles. Et cinq filles chez les moins de 16 ans, aucune chez les moins de 14. Sur 63 riders classés, dix sont des filles, soit une sur six. Un titre mondial féminin s'est donc joué à cinq, et un autre à cinq également. Ce n'est pas un procès fait à l'organisation, c'est l'image d'un vivier : le kitesurf de compétition jeune est aujourd'hui presque exclusivement masculin, et la marche entre les catégories de filles et celles de garçons ne se franchit pas avec un règlement.

Dix-neuf codes pays pour dix-huit nations. La GKA annonce dix-huit nations, la feuille porte dix-neuf codes : la différence tient à la Martinique, qui concourt sous son propre code. Le plateau reste très européen, avec trois exceptions qui méritent d'être notées : le Brésil, les États-Unis et la Tanzanie, dont Lukman Abdalla est le seul représentant.

Le calendrier, lui, aura aligné deux mondiaux jeunes en une semaine et sur deux disciplines qui n'ont plus grand-chose en commun. Pendant que les twintips sautaient en mer du Nord, le mondial jeunes de Formula Kite se courait à Urla, en Turquie, sur des foils de course et sur des parcours de bouées. Deux sports, un même mot. Notre calendrier kite et wing de l'été 2026 situe ces rendez-vous dans la saison.

Pour comprendre ce que les juges regardaient à St Peter-Ording, notre article sur la poignée big air de Duotone détaille comment la hauteur est mesurée en compétition et à l'entraînement, et notre guide de la fenêtre de vent explique la mécanique d'un envoi.

7. D'où viennent ces chiffres

Les classements donnés ici sont ceux de la feuille de résultats officielle de la GKA, un PDF de cinq pages daté de l'épreuve, relevé le lundi 24 août 2026. Le récit, les conditions de vent, le format et le choix de registre de chaque vainqueur viennent des deux communiqués de la GKA, signés Ian MacKinnon. Nous ne rapportons aucun fait que ces documents ne portent pas.

Quatre divergences entre les sources, que nous tranchons plutôt que de les arrondir :

  • Le nombre de riders. Le communiqué de clôture parle de 61 athlètes de 18 nations, celui d'avant-course annonçait 68 inscrits, et la feuille officielle classe 63 riders. Nous donnons 63, puisque c'est le nombre de lignes vérifiables ; les trois chiffres se comprennent comme des inscrits, des partants et des classés.

  • La nationalité de Kailani Friedrich. Le tableau des résultats du communiqué la donne australienne (AUS). La feuille officielle et le communiqué d'avant-course la donnent autrichienne (AUT), en toutes lettres dans le second. Nous retenons l'Autriche.

  • L'orthographe de deux prénoms italiens. La feuille écrit « Tomasso » pour Caglini et Borgi. Le communiqué de la GKA de 2025 écrivait « Tommaso Caglini », et la presse locale piémontaise écrit « Tommaso Borgi ». Nous retenons Tommaso, forme italienne courante. Nous avons aussi remis dans l'ordre les noms saisis à l'envers ou en capitales sur la feuille.

  • La catégorie d'Aya Kasabova. Annoncée chez les moins de 16 ans dans le communiqué d'avant-course, elle est classée et titrée chez les moins de 19 ans sur la feuille et dans le communiqué de clôture. Même remarque pour le nombre d'engagés chez les garçons de moins de 19 ans : 26 annoncés, 32 classés.

Enfin, un mot sur les photos, parce qu'elles disent quelque chose de la façon dont cet article est fait. Les images de l'épreuve appartiennent à leurs auteurs et pas à nous : celles publiées par la GKA sont créditées Daniel Pankoke / California Kitesurf Masters pour le compte rendu, et Samuel Cárdenas pour l'avant-course. Nous n'en avons pas les droits et nous n'en reprenons aucune.

Les cinq images de cette page sont donc des photographies sous licence libre, choisies pour montrer ce dont le texte parle, et aucune ne montre l'épreuve de 2026. La couverture et les deux vues de plage viennent d'éditions antérieures de la coupe du monde d'Ording Beach, la même plage. Les deux figures en vol ont été prises à la German Kitesurf-Trophy 2011 de Büsum, à une centaine de kilomètres au sud sur la même côte du Schleswig-Holstein : le plan d'eau, le clapot et la lumière y sont ceux dont parle l'article. Chaque légende porte l'auteur et la licence, et les images en CC BY-SA restent réutilisables aux mêmes conditions.

Foire aux questions

Vous nous demandez souvent.

Qui a gagné le mondial jeunes de twintip 2026 ?
Cinq titres ont été attribués le 23 août 2026 à St Peter-Ording : Niam Martinez (Espagne) chez les moins de 14 ans garçons, Tommaso Borgi (Italie) chez les moins de 16 ans garçons, Alice Melesa (Italie) chez les moins de 16 ans filles, Finn Flügel (Allemagne) chez les moins de 19 ans garçons et Aya Kasabova (Bulgarie) chez les moins de 19 ans filles.
Quel est le meilleur résultat français ?
La troisième place de Basile Serre chez les moins de 16 ans garçons, sur onze riders classés. Le Breton avait gagné le titre des moins de 14 ans sur cette même plage en août 2025.
Combien de Français étaient engagés ?
Onze au classement final, dont dix sous le drapeau français et un, Léo Schlichter, sous le code de la Martinique. C'est la délégation la plus nombreuse de l'épreuve, devant l'Italie et les Pays-Bas avec neuf riders chacun.
Qu'est-ce que le twintip, comme discipline de compétition ?
Un format inauguré en 2026 par la GKA, qui fusionne le freestyle et le big air en un seul titre. Chaque rider choisit son registre selon les conditions : figures déhookées avec passages de barre, backrolls et frontrolls crochetés dits airstyle, ou big air avec kiteloops et hauteur. Le nom vient de la planche bidirectionnelle utilisée dans les deux disciplines.
Pourquoi avoir fusionné le freestyle et le big air ?
Pour faire tenir un championnat du monde dans une fenêtre de cinq jours. Une épreuve de big air seul demande une fenêtre d'un mois ou plus, le temps d'attendre le vent fort. En laissant le choix du registre, la GKA peut juger quelles que soient les conditions.
Quelles conditions ont eu les riders ?
Une mer du Nord froide et agitée, avec un vent variable en début de semaine qui est monté à 20 à 25 nœuds sur le week-end de clôture. Le clapot a obligé les riders à chercher les zones plates entre les vagues pour lancer leurs figures.
Où se courait ce championnat ?
À Ording Beach, à St Peter-Ording, dans le Schleswig-Holstein, à environ une heure trente de route de Hambourg. L'épreuve se tenait à l'intérieur des California Kitesurf Masters, que la GKA décrit comme le plus grand salon de matériel kite de la planète et auxquels la presse régionale allemande prête plus de 90 000 visiteurs.
Qui est Finn Flügel ?
Un rider allemand de 17 ans, champion du monde senior de freestyle de la GKA en titre depuis novembre 2025, et déjà vainqueur du mondial jeunes des moins de 19 ans en 2025. Il a conservé son titre en 2026 en choisissant le registre big air.

Sources

#GKA #compétition #big air #freestyle #Allemagne #jeunes #kitesurf

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